« Quand je serais grande, je créerais une fondation. » Voilà des propos bien affirmés, certainement pas  le leitmotiv classique de toutes les petites filles !

Mais je pense que, déjà petite,  Noémie de Goÿs savait ce qu’elle voulait…  et ce qui est certain, c’est qu’aujourd’hui cette jeune entrepreneure et mère de famille est dotée d’un enthousiasme  et d’une foi en ses convictions très communicatifs.

Reprenons les choses au début (ce qui n’est pas si évident, car comme vous allez le comprendre, c’est Noémie qui prend les choses à l’envers !) : j’ai déjà évoqué sur le blog Nohèm, une jeune marque de cosmétiques découverte lors d’un soin chez Mlle Bio.

Nohèm, c’est  l’entreprise de Noémie, des cosmétiques bios et écoconçus, équitables, formulés à partir d’ingrédients issus de l’Afrique et de l’Asie, achetés à leur juste prix aux femmes du sud qui les produisent. Et si la notion d’échange équitable, permettant à ces femmes de vivre décemment de leur travail, est si importante pour la marque, c’est qu’avant de donner naissance à Nohèm, Noémie avait réalisé son rêve d’enfant d’entrepreneuriat en créant en 2009 la fondation Amisse, reconnue d’utilité publique.

Petite parenthèse culture générale, une fondation est destinée à recueillir et gérer des biens (financiers, immobiliers…) consacrés au développement d’actions d’intérêt général.

Durant ses études, Noémie a eu l’occasion d’effectuer des missions pour des ONG, et notamment (signe du destin !) une mission en Afrique, auprès de femmes travaillant sur le beurre de karité.

De quoi toucher du doigts la situation des femmes du sud :

  • 200 fois plus de mortalité maternelle en Afrique qu’en Europe.
  • 62% des analphabètes sont des femmes.
  • 10% des revenus générés en Afrique vont aux femmes, elles ne possèdent que 2% des terres et reçoivent moins de 5% des prêts bancaires, pourtant elles effectuent 66% des heures de travail et produisent 50% des richesses nationales.
  • 25 millions de micro-crédits pour des femmes qui remboursent à hauteur de 95%

… et donner un but aux futurs projets d’une jeune femme ambitieuse : l’aide au développement social, économique et humain des femmes des pays du Sud.

La fondation Amisse appuie donc des projets destinés à soutenir notamment l’insertion des femmes par l’activité économique, la formation et l’éducation des filles et le conseil et le soutien à la création d’entreprise, en Bolivie, au Bénin, au Burkina…

Sur le site internet de la fondation, vous pouvez suivre le carnet de missions de la fondation, qui vous emmènera au Burkina Faso, pour aider les femmes produisant du beurre de karité à investir dans des réchauds plus perfectionnés permettant d’améliorer leurs conditions de travail et la qualité de leurs produits, ou en Bolivie, pour participer à la modernisation des ateliers de tissage de laine d’Alpaga…

Vous comprenez donc pourquoi Nohèm, créée après la fondation Amisse et qui lui reverse une partie de ses bénéfices, véhicule un message d’échange et d’entraide entre les femmes du Sud et les femmes du Nord.

Mais ne vous y trompez pas, Nohèm est également « une marque de fille », dont les produits sont aussi délicats, agréables et efficaces, que les sujets traités par la fondation Amisse sont sérieux !

(à suivre…)

Crédit photos : Fondation Amisse et Nohèm

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