Est-ce que vous connaissez la chanson de Juliette, Sur l’oreiller ?

Quand je l’écoute, beaucoup de parfums me viennent à l’esprit.

Le décor est planté par quelques gouttes de Miel de bois de Lutens, aux chaudes notes d’encaustique miellé, et d’Eau blanche de Iunx, délicat linge blanc et frais.

Il y a des fleurs en vous, Que je ne connais pas, Et que gardent jaloux, Les replis de mes draps

Une fleur de cassie de Malle, sans aucun doute, mimosa charnel et animal.

Les fées de la légende, Penchées sur le berceau, Ont fleuri de lavande, Vos yeux et votre peau

Gris clair de Lutens, lavande chaude et humaine, ambrée, charnelle, troublante.

Je sais le parfum des vacances, Dans les jardins couverts de roses, Une grand-mère aux confitures, Un bon goûter dans la besace

Brûlure de rose de Pierre Guillaume, confiture de pétales, sucrée, gourmande, fruitée.

Je reprendrais bien volontiers, Des mignardises que tu recèles, Et retrouverais dans mon soulier, Ma mandarine de Noël

Elixir des merveilles d’Hermès, oranges confites sur un lit boisé.

C’est l’odeur animale, De l’humaine condition, De la sueur et du sale, Et du mauvais coton

Secrétions magnifiques d’Etat libre d’Orange, qu’en dire à part qu’il fallait l’oser, l’imaginer mais aussi le sentir, je vous mets au défi…

L’odeur d’un corps qui meurt, Entre ses derniers draps

Il y a quelque chose de l’Antimatière des Nez dans cette conclusion, non pas la corruption d’un corps, qu’une tubéreuse exubérante jusqu’à la nausée représenterait certainement mieux, mais sa négation, impalpable.

A voir ce que Lutens nous réservera avec son De Profundis…

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